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Var-Matin

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samedi 12 janvier 2008

Brignoles : Au chevet des animaux maltraités

 Nadège Griffon et Bruno Casini : deux des chevilles ouvrières de la Fondation assistance aux animaux.  :  Photo S. D. Nadège Griffon et Bruno Casini : deux des chevilles ouvrières de la Fondation assistance aux animaux. : Photo S. D.

La défense des animaux ne date pas d'hier dans la cité des Comtes de Provence. Sur la route de Camps-la-Source, le refuge existe depuis plus de trente ans. Il avait été créé par Mme Blondeau, avec les moyens du bord et des tonneaux comme niches? Repris à une époque par la SPA, il est aux mains de la Fondation assistance aux animaux (1) depuis une vingtaine d'années.

Dignité La fondation assistance animaux accueille quelque 80 chiens et chats dans son refuge. Avec une mission de veille sur les maîtres indélicats et cruels

En abordant le refuge - même par un temps pluvieux - on sent tout de suite que les animaux y sont bien, ce qui est paradoxal sachant qu'ils ont été abandonnés.

Des chiens y évoluent en liberté. « Tous sortent au moins une fois par jour, ce qui améliore grandement leur comportement » confirme Nadège Griffon, la responsable accueil-soins-adoption au refuge dont Bruno Casini est le responsable administratif, « la fondation a investi dans une clôture solide, afin d'éviter les problèmes ». En plus, plusieurs bénévoles viennent régulièrement leur faire faire une promenade, à l'instar de ces trois ressortissantes britanniques - des habituées, tout comme Georges, un retraité - « qui ont emmené les cinquante chiens dans la colline, située derrière ». D'autres dames préfèrent s'occuper des chats, les caressant « pour les socialiser ».

Désormais, il y a des abandons d'animaux toute l'année et non plus seulement en été comme c'était le cas avant. « Je divorce, je déménage, j'attends un enfant? », toutes les raisons sont bonnes, hélas ! « Il arrive que des personnes doivent être hospitalisées. On sait faire la différence. On essaie alors de trouver une famille d'accueil pour le chien ou le chat, explique Nadège. Mais une dame qui, parce qu'elle déménage en appartement, veut abandonner son boxer âgé de 10 ans, qu'elle a élevé au biberon, je trouve ça émotionnellement très dur ».

Des contrats en bonne et due forme

Les ex-maîtres doivent remplir un contrat d'abandon. Certains se fendent d'un « petit don ». Quant au futur maître, il signe un contrat d'adoption, après des questions précises dont : « Où sera l'animal pendant les vacances ? ». Il est stipulé qu'un enquêteur de la fondation - sur présentation de sa carte - pourra ensuite visiter l'animal sans conditions.

Les animaux adoptés sont remis tatoués, vaccinés, stérilisés, testés contre la leishmaniose pour les chiens ou la leucose pour les chats, contre 120 euros pour un chien mâle, 150 euros pour une femelle et 90 euros pour un chat. « Il s'agit de limiter la reproduction. Si c'est pour avoir ensuite des milliers de malheureux? souligne Nadège. C'est le progrès d'avoir la mainmise sur tout cela ».

Mais, avec cinquante chiens et une trentaine de chats, le refuge est au maximum de sa capacité d'accueil et « on ne veut pas surcharger ». Déjà qu'en attendant l'achèvement des travaux de l'infirmerie pour chiens, les quelques animaux malades sont hébergés dans deux bureaux?

La fondation assistance aux animaux est nationale et ne reçoit pas de subvention de l'état. « Toutes ses ressources proviennent de la générosité du public », sous forme de dons (déductibles du revenu imposable), de donations ou de legs. « Si la période des fêtes n'est pas propice à l'adoption (puisque, dans ce cas-là, on cherche plutôt un chiot ou un chaton), en revanche on n'oublie pas les étrennes des animaux. Des gens nous ont versé des dons ou déposé des gâteaux pour les chiens » reconnaît Nadège.

Un petit geste qui peut faire une grande rivière? J. N.

(1) Tél. 04.94.69.33.37

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