Jérôme (à droite), serveur au Central le jour et « bar tender » la nuit, à l'Upperside, manie les bouteilles aussi bien que Tom Cruise dans le film Cocktail. Tous les ingrédients sont réunis pour passer une bonne soirée. Même les danseuses. : Photo Sophie Donsey Le bruit court à Brignoles qu'une épidémie de fièvre du samedi soir s'apprête à frapper la ville. Non, ce n'est pas une rumeur, l'été sera brûlant dans la cité des contes. L'événement responsable de cette soudaine montée des températures ? L'ouverture de l'Upperside, la première discothèque centre varoise depuis la fermeture du Safari, au Val, dans les années 1980.
Le rappel de ce nom ne rajeunira pas nos aînés qui, selon leur mémoire, savaient s'amuser mieux que « les gamins d'aujourd'hui. » Enfin, les jeunes Brignolais vont prouver à leurs pairs qu'en matière de fête, le XXIe siècle n'a rien à envier à leurs souvenirs disco, en forme de pâtes d'éléphants.
Les noctambules débutants l'attendaient et les plus anciens s'inquiétaient de voir leur progéniture prendre le volant la nuit, pour répondre à l'appel des pistes de danse. Le problème est réglé. Quatre cents mètres carrés installés à l'entrée de la ZAC Nicopolis, une capacité d'accueil de 350 personnes, un intérieur cuir et tamisé, sobre et chic, une hôtesse brune à croquer en jupe brillante noire, un DJ tendance en provenance des dancefloors tropéziens, et deux serveurs spécialistes des cocktails. Tous les ingrédients sont réunis. Et si la direction parvient à maintenir le cap « sélect mais convivial », l'Upperside pourrait bien devenir l'endroit à la mode.
Pour mener sa barque nocturne, Alexandre, le patron, peut s'appuyer sur une équipe de sécurité expérimentée. Le physionomiste, ancien gendarme, connaît bien le métier et les Brignolais. En guest star, le chef, Jean-Marie Paris, cascadeur et comédien, vu dans le Transporteur, OSS 117 ou Astérix et Obélix, tranche avec l'image du videur agressif et gros bras. Non que sa stature ne soit pas impressionnante, mais le professionnel n'a pas besoin de jouer les nerveux pour faire parler ses compétences : une main de fer dans un gant de velours.
Le week-end dernier, le club a fait salle comble pour l'inauguration. Les premiers pas de danse ont été difficiles, tant les Brignolais avaient perdu l'habitude de se laisser aller au son de la house music. Même le maire, Claude Gilardo, avait fait le déplacement pour souhaiter bienvenue et longue vie à l'Upperside. La création d'une boîte à Brignoles était devenue « indispensable » a-t-il commenté. Pourvu que ça dure !