Les fonds de concours attribués par la communauté de communes participent à préserver le « petit patrimoine », à l'instar des deux lavoirs de Vins-sur-Caramy qui vont en bénéficier. C'est un peu le pendant des aides attribuées pour la réfection des façades afin de donner aux villages du centre Var l'attrait qu'ils méritent. : Photo Rina Uzan. Deux élus presque accueillis en messies puisqu'ils permettaient d'atteindre le quorum pour entamer les débats : lundi soir, on devinait sans peine que la réunion du comté de Provence sentait le sable chaud plutôt que l'âpre labeur.
De fait, dans l'assemblée clairsemée, on se plut à galéjer et à agréer d'une belle unanimité la totalité des délibérations.
Menace de démission
Pour autant, l'intérêt de la séance était moins dans l'ordre du jour que dans le léger malaise exprimé par plusieurs élus concernant le cheminement un tant soit peu opaque de certains dossiers. Ainsi, on s'étonnait de demandes complémentaires de subventions au conseil général sans que le bureau de la communauté de communes du comté de Provence (CCCP) n'en ait discuté (dixit un élu) et l'on apprenait que la fameuse statue du mineur allait prendre place sur le rond-point de la déviation, route du Val.
Jusque-là le ton ne monta pas et ce manque de communication fut mis sur le compte de l'oubli fortuit.
Mais Jean-Pierre Véran, maire de Cotignac, ne put refréner sa colère après que Jacques Paul (maire de La Celle) eut demandé des nouvelles du projet de parc photovoltaïque à Nicopolis « dont on ne parle plus ».
« Nous avons justement une réunion mercredi avec les protagonistes », indiquait Richard Ginésy (Brignoles), comme satisfait de répondre à l'attente.
Il n'en fallut pas plus pour que J.-P. Véran n'explose : « Ne pas être au courant d'une réunion concernant une telle opération, c'est le comble. Si c'est ainsi, autant que je rende mon tablier de président de la commission environnement », disait-il en substance. « D'autant que je ne pourrais pas y assister ».
Plutôt embarrassé, Claude Gilardo, président de la CCCP, répondit qu'il ne s'agissait là que d'une « prise de contact », et qu'un point détaillé sur la question serait fait dans les meilleurs délais. Dont acte !
Statue ou Arlésienne
Auparavant, quatre nouvelles demandes de subventions (voir encadré) au département avaient été présentées mais suscitaient l'interrogation de Bernard Vaillot. De fait, les projets correspondant à l'enveloppe globale 2008 du conseil général (environ 450 000 e) ont été votés en début d'année et le maire de Camps souhaitait savoir si les subventions en question y étaient incluses. Si oui, il faudrait de facto enlever des dossiers votés en début d'année pour rester dans le cadre budgétaire établi.
« On ne sait pas ! », concédait Claude Gilardo qui promettait de poser la question, en qualité de conseiller général. Information à laquelle il avait oublié d'associer Jean-Louis Aléna, lui aussi élu à l'assemblée départementale.
Cette même délibération évoquait la statue du mineur « dont on parle depuis cinq ans au moins sans que rien ne se passe », disait encore B. Vaillot.
Toujours budgétisée, elle n'a jamais avancé qu'au plan administratif et de cette carence il résulte que les appels d'offres déjà réalisés (auxquels participait le fondeur de Carcès) devront être repris à zéro. Et si personne - et pour cause - ne put dire à quoi ressemblerait l'oeuvre (budgétée pour 66 000 e), quelques élus furent fort marris d'apprendre qu'on avait déjà déterminé son emplacement (giratoire route du Val). La statue du mineur aura au moins épaté la galerie !